0003-18aÀ 26 et 29 ans, Salomée et Jérémie ont plaqué leurs jobs respectifs dans la photo et le digital pour ouvrir BALLS, un restaurant de boulettes. Un an et demi plus tard, les deux associés ouvraient leur seconde adresse parisienne dans le quartier de Pigalle. Un nouveau défi pour ces deux amis motivés par le bon goût, et celui de bien faire. 

Comment vous êtes-vous rencontrés ?

Salomée : On se conna^tt depuis sept ans. On a été présentés par une amie commune lors d’un dîner et on s’est tout de suite très bien entendu. D’ailleurs, on a parlé bouffe pendant des heures… De fil en aiguille, on s’est rendu compte qu’on avait tous les deux le même rêve : ouvrir un jour un restaurant. On ne savait pas comment, avec qui ou quand. C’était juste un truc comme ça. C’était notre rêve.

Quels étaient vos jobs respectifs à ce moment-là ?

Salomée : On ne vient pas du tout de la restauration. J’ai fait des études d’histoire de l’art puis j’ai travaillé dans la production photo. Jérémie, lui, avait monté une entreprise d’applications mobile.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de vous lancer ?

Salomée : La cuisine, c’est notre passion, mais on sait très bien qu’entre vivre ta passion et en faire ton métier, il y a quand même un gap. Cuisiner pour vingt copains à la maison et ouvrir un restaurant, ça n’a rien à voir. Mais on avait tous les deux l’impression d’être à un tournant dans nos carrières. On avait un peu la sensation de tourner en rond même si on aimait beaucoup nos jobs.

Jérémie : J’avais vraiment besoin de faire quelque chose de réel, avec mes mains. Le digital, c’est beaucoup plus flou.

Salomée : On avait tellement envie que ça bouge qu’on s’est dit : « On se lance, on monte notre resto ! »

Cuisiner pour vingt copains à la maison et ouvrir un restaurant, ça n’a rien à voir.

Comment a réagi votre entourage ?

Salomée : Au début, on le disait sans trop le dire. On est deux parano-superstitieux, donc on pensait que ça nous porterait malheur ! Et on pense que moins tu parles, mieux c’est, surtout quand tu n’as encore rien fait. Quand les choses ont commencé à se concrétiser, on en a parlé à nos proches. Mes parents ont en moi une confiance presque aveugle et savent très bien que je ne suis pas folle, ils m’ont soutenue immédiatement.

Jérémie : C’était super important pour moi d’en parler à ma famille et d’avoir leur aval. Dès qu’ils m’ont dit « oui », c’était parti. Ils étaient un peu inquiets mais ils nous ont soutenus.

À quel moment avez-vous quitté vos emplois ?

Salomée : J’ai déposé ma lettre de démission en avril 2013.

Jérémie : Elle est partie en Thaïlande juste après avoir démissionné. Elle m’a appelé de là-bas en me disant : « Alors ? Tu l’as déposée ? » À ce moment-là, je me suis dit que c’était bon.

L’interview intégrale de Salomée & Jérémie est dans la revue ENCORE – numéro 1.

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Photos : Vincent Desailly

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On s’est dit que si notre entourage aimait manger des boulettes à la maison, ils n’étaient peut-être pas les seuls et qu’il y avait quelque chose à faire.

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C’est un vrai changement de vie, un autre rythme. Tu ne dors pas aux mêmes heures que les autres, tu ne manges pas aux mêmes heures que les autres. Tout ton métabolisme est chamboulé.

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C’était un mal pour un bien parce qu’on s’est rendu compte qu’on pouvait exécuter tous les postes et ça a été une vraie libération.

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À l’ouverture du premier BALLS, on était hyper naïfs et c’était un peu la découverte, pour le deuxième on a fait les choses de manière plus réaliste.

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On y a mis tout ce qu’on avait jusqu’à la dernière goutte de sueur, de bonheur et d’angoisse donc on veut rester indépendants pour le moment.

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Notre association fait partie des choses les plus géniales de cette aventure.

www.ballsrestaurant.com

L’interview intégrale de Salomée et Jérémie est disponible dans la revue ENCORE.

www.clubencore.fr