Lorsque nous avions rencontré Charlotte et Maxime, ils étaient à la tête de Brocante Lab, une plateforme de mise en relation de vendeurs et d’acheteurs de mobilier vintage. Deux ans plus tard, ils ont agrandi leur équipe, levé des fonds et changé de nom mais pas d’ADN. Brocante Lab a laissé la place à Selency et met désormais le cap à l’international pour séduire toujours plus de chineurs. 

Comment allez-vous et comment va votre business ?

On va super bien, on est toujours à fond et le business se porte très bien ! On continue notre développement qui nous apporte beaucoup de satisfaction.

Que s’est-il passé pour vous depuis notre dernière rencontre ?

Nous avons agrandi l’équipe : aujourd’hui nous sommes une trentaine. Avec une belle croissance de l’équipe technique et de l’équipe commerciale. Deux points clés de notre développement.
Nous avons aussi plus de marchands partenaires (+ de 1500 partenaires professionnels en France) et un catalogue encore plus étoffé (plus de 50 000 pièces uniques) répondant à tous les styles, mais toujours triés sur le volet.
Enfin, nous avons changé de site et de nom il y a très peu de temps.
Tous ces changements ont été possibles grâce à notre levée de fonds, réalisée l’été dernier. Nous avons levé 3 millions d’euros auprès d’ACCEL partners et Kima Ventures, qui nous accompagnent dans notre développement.

Nous avons agrandi l’équipe : aujourd’hui nous sommes une trentaine.

Pourquoi avoir changé de nom et être passé de Brocante Lab à Selency ?

Pour beaucoup d’acheteurs, le mot « brocante » fait écho à la notion de « vide-grenier », de produits « pas chers », alors que nous proposons une large gamme de pièces uniques à tous les prix et sélectionnées pour leur qualité. Notre coeur de métier c’est « la sélection », donc à travers cette marque « Selency » nous voulions mettre en avant cette notion et notre compétence.
Aussi, côté vendeur, le nom était trop restrictif. Les galeristes et antiquaires ne se sentaient pas concernés et ne voulaient pas être assimilés à des brocanteurs.
Enfin, nous voulions apporter une vision internationale car nous avons pour ambition de nous développer rapidement à l’étranger or le mot « brocante » est difficile à prononcer pour les étrangers et n’évoque rien.

Est-ce que le changement de nom a entraîné un changement de positionnement ?

Non c’est l’inverse, c’est notre vision et notre positionnement de départ qui nous ont poussés à changer de nom. On a décidé de changer de nom justement pour réaffirmer notre positionnement.

Quels sont les challenges que vous avez rencontrés ?

Changer de nom de marque c’est presque comme lancer une nouvelle marque ! Il faut se faire connaître, faire intégrer à nos clients que rien n’a changé seulement notre étiquette. Les changements sont toujours difficiles à porter car les gens sont assez réfractaires et sont toujours un peu suspicieux, comme si un changement de nom cachait quelque chose d’autre. Mais il n’en est rien. Maintenant tout est affaire de communication et de temps.

Changer de nom de marque c’est presque comme lancer une nouvelle marque !

Quel est votre quotidien ?

Notre quotidien a changé car nos métiers ont évolué avec la croissance de la boite et de l’équipe. Nous passons moins de temps sur l’opérationnel et beaucoup plus de temps en réunions…mais c’est le signe d’une structuration de l’équipe et de ses process. Nous échangeons aussi beaucoup avec nos actionnaires et avec chacun au sein de l’équipe car nous avons un rôle plus managerial désormais. Nous devons porter et transmettre la vision de notre entreprise.

Avez-vous d’autres projets sur le feu ?

Nous venons de lancer un nouveau concept de ventes dans nos bureaux. On aime l’idée de se rapprocher de nos clients, de leur ouvrir nos portes plusieurs fois par an. Pour ces ventes, nous continuons de travailler une vraie mise en scène, avec une thématique forte et évidemment une approche supra digitale. Les autres projets concernent essentiellement le développement du site et de nouvelles fonctionnalités et évidemment nous travaillons aussi sur notre développement à l’international.

Nous travaillons sur notre développement à l’international.

Qu’avez-vous appris de votre expérience entrepreneuriale ?

C’est très difficile à dire, la liste serait tellement longue ! On a en tout cas beaucoup appris sur l’aspect humain, de l’importance de bien choisir les personnes avec lesquelles on mène à bien un projet, savoir bien s’entourer c’est évidemment la clé. On a aussi appris à prendre du recul et à être patients. Un succès ne se monte pas en six mois. Entreprendre c’est une course longue, il faut gérer son temps et ses efforts pour tenir sur la durée car être entrepreneur c’est surtout savoir affronter et gérer les difficultés au quotidien. Mais on se sent grandis, happy et toujours aussi impliqués !

www.selency.com

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Interview : Agathe Morelli
Photos : Selency