Il y a trois ans, nous rencontrions Romain Colin, à la tête de Fubiz, son média « d’inspi-tainment » lancé en 2005. Depuis, le site a investi les réseaux sociaux, présentera en septembre sa deuxième édition des conférences Fubiz Talks, et se lance sur le marché américain, à New-York. Romain nous raconte  l’évolution de Fubiz et les perspectives d’avenir.

Que s’est-il passé pour toi ces trois dernières années ?

Plusieurs révolutions ! Notre éco-système s’est complètement modifié puisque nous sommes passés sur différents points de distribution de nos contenus : le site de référence Fubiz Media, mais aussi Facebook, Instagram Live, les conférences Fubiz Talks…
Aussi notre structure en elle-même a évolué. Je me suis entouré d’un directeur général pour m’épauler dans le développement des nombreuses activités de Fubiz. Et notre rédaction s’est étoffée avec des profils plus seniors et des Curators spécialisés dans certaines thématiques.
Enfin, nous avons lancé une filiale à New York, Fubiz Inc, afin d’avoir une vitrine internationale et de gravir une nouvelle marche dans l’expansion de la société.  Fubiz se veut plus visible, plus influent, plus inspirant, plus essentiel pour la communauté créative européenne, et notamment grâce à la première édition des Fubiz Talks qui a eu lieu à l’Opéra en septembre 2016. C’était une journée de conférences dédiée à la créativité, durant laquelle intervenaient des artistes confirmés de tous horizons.


Comment Fubiz a t-il évolué ?

La ligne éditoriale n’a pas changé, c’est la distribution des contenus qui a évolué. Nous misons beaucoup sur les plateformes sociales, où l’on diffuse très activement de nombreuses photos et vidéos exclusives chaque jour à des millions d’internautes dans le monde. L’écrin Fubiz existe toujours pour ceux qui aiment nous lire et se rendre sur le site, mais nous allons aussi chercher l’audience là où elle est actuellement : sur Facebook en vidéo, et sur Instagram en images. Notre manifeste est resté le même : donner chaque jour une dose d’inspi-tainment à la Creative Class européenne. Le challenge est de garder notre ligne directive : être exigeant sans être élitiste.

Notre manifeste est resté le même : donner chaque jour une dose d’inspi-tainment à la Creative Class européenne. Le challenge est de garder notre ligne directive : être exigeant sans être élitiste.

Quelles ont été les grandes étapes ou événements marquants ?

Il y a 24 mois, la précédente version du média était résolument tournée vers un modèle de plateforme d’inspiration. Puis, il y a eu l’accélération et l’explosion social media, amorcée il y a un an et demi, principalement sur Facebook et Instagram. On savait qu’on pouvait générer beaucoup plus de croissance, mais on a largement dépassé nos attentes en passant de 600 000 fans à 2 700 000 fans, et ce de manière organique. Les 1,5 milliard de vidéos vues en 2016 sur Fubiz nous ont fait basculer dans une autre galaxie, une autre sphère média !

Vous avez lancé le premier Fubiz Talk en 2016, quelle était le nouveau challenge ?

Il y avait un manque : un event dédié à la création et à la créativité proposé par un média d’autorité sur le sujet. Un event organisé non pas pour remettre un prix en déclarant qu’un projet serait meilleur qu’un autre, mais pour regrouper les meilleurs, pour qu’ils partagent avec notre audience leurs étincelles créatives et leur processus unique. A ce sujet, nous avons choisi et signé avec l’une de plus belles salles de Paris pour la prochaine édition 2017 qui aura lieu fin septembre…

On est passé de 600 000 à 2 700 000 fans, et les 1,5 milliard de vidéos vues en 2016 sur Fubiz nous ont fait basculer dans une autre galaxie, une autre sphère média !

Les Fubiz Talks c’est un event dédié à la création organisé non pas pour décerner des prix mais pour regrouper les meilleurs, pour qu’ils partagent avec notre audience leurs étincelles créatives…

Le business model a t-il changé ?

Oui et Non. Non, car il repose toujours à 80% sur les annonceurs et partenaires publicitaires en France et en Europe. Oui, car le display publicitaire classique tend à se transformer. En revanche on co-crée au quotidien des œuvres artistiques avec les marques puissantes et nos talents, qu’on relaie massivement sur Fubiz Media.

Comment envisages-tu votre récent développement à l’international ?

New York était le bon choix pour démarrer, car c’est la ville qui mélange le mieux au monde la création et le business. Nous sommes actuellement en train de signer là-bas nos premières opérations pour des marques, seulement quelques semaines après l’ouverture de nos bureaux.

New York était le bon choix pour démarrer, car c’est la ville qui mélange le mieux au monde la création et le business

Quels sont maintenant les grands enjeux pour toi et ton équipe ?

Après être devenu l’une des références européennes sur ce créneau média, nous voulons élargir notre spectre éditorial sur d’autres marchés et d’autres thématiques. Nous avons un savoir-faire qui s’applique à beaucoup d’autres sujets autour de la création et des marques, et nous sommes très sollicités sur des projets innovants grâce à la vitrine Fubiz.

Quel est ton quotidien ?

Je fais des déplacements chaque mois à travers le monde pour  rencontrer des annonceurs et assister à des projets artistiques et créatifs que je choisis ensuite de partager sur Instagram et sur mes différents canaux.

Sur un plan plus personnel, comment as-tu vécu ces derniers mois ?

Il a fallu se remettre en cause à chaque instant pour franchir toutes ces étapes et prendre des décisions de plus en plus stratégiques pour faire grandir et garder le label Fubiz aussi qualitatif que quantitatif.

Je suis à un moment important de ma carrière car je commence a réaliser la portée concrète du projet que j’ai conçu il y a douze ans. Mon objectif au quotidien est d’optimiser mon temps, car j’en manque pour tous les projets. Mais c’est également une période vraiment excitante et pleines de rebondissements, jamais je n’aurais pu imaginer vivre ce que je suis en train de vivre !

C’est une période vraiment excitante et pleines de rebondissements, jamais je n’aurais pu imaginer vivre ce que je suis en train de vivre !

www.fubiz.net

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Interview: Agathe Morelli
Photos : Fubiz ©