Lorsque nous avions rencontré Alice et Bertrand il y a trois ans, ils étaient à la tête de Balibert , une épicerie fine de produits 100% français. Aujourd’hui, ils ont agrandi leur famille et leur boutique, créé de nouveaux produits au nom de leur marque et s’apprête à lancer « L’office du terroir », une agence de producteurs qui mettra en relation les commerces de proximité avec les artisans et producteurs de chaque région. 

Comment allez-vous et comment va Balibert ?

On va très bien ! On vient d’avoir une petite fille et Balibert va super bien aussi ! Donc niveau bonheur on est au max’.

Que s’est-il passé pour vous depuis notre dernière rencontre ?

Depuis notre dernière rencontre Balibert s’est agrandie, la boutique a triplé de surface ! Ce qui veut dire qu’on peut proposer plus de références et notamment beaucoup plus de vins. On a aussi développé une activité de petite restauration le midi : des sandwichs préparés à la minute et uniquement faits avec les produits de l’épicerie. Enfin, nous avons lancé une gamme de produits griffés « Balibert ». À ce jour : il y a du miel, du pâté de campagne, du confit d’oignons, un rosé, un rouge et notre meilleur produit : un foie gras de canard fabriqué artisanalement dans l’Aveyron.

Quels sont les challenges que vous avez rencontrés ?

Depuis trois ans, le plus grand challenge est de fidéliser notre clientèle. Heureusement, notre positionnement nous permet de proposer des produits d’une grande qualité et qu’on ne trouve pas partout. C’est comme ça qu’on fidélise notre clientèle car si une personne veut de la saucisse sèche de canard, il n’a pas le choix c’est chez nous qu’il trouvera la meilleure ! Mais on remarque une concurrence de plus en plus importante. Rien que dans notre quartier ce n’est pas moins de cinq nouvelles épiceries fines qui ont ouvert depuis notre installation. C’est une bonne chose car les habitudes de consommation changent et les gens retournent de plus en plus dans les commerces de proximité.

Depuis trois ans, le plus grand challenge est de fidéliser notre clientèle.

Avez-vous agrandi votre équipe ?

Pour l’instant nous sommes toujours deux à gérer la boutique. Mais nous avons recours à des extras pour les coups de jus.

Quel est votre quotidien ?

Nous gérons la boutique et le site au quotidien : mise en place du service de midi, achat, merchandising, compta, envois de produits… En fait on a toujours quelque chose à faire ! Quand on a un peu de temps libre, on travaille sur nos projets annexes. Le vendredi les copains passent prendre l’apéro à la boutique, c’est devenu un rituel plutôt sympa.

Le vendredi, les copains passent prendre l’apéro à la boutique, c’est devenu un rituel plutôt sympa.

Et quels sont ces projets annexes ?

A très court terme nous allons lancer notre rosé de l’été. A cette occasion, nous aurons un corner dans une boutique  – Open Me – qui ouvrira cet été à Biarritz, une ville que nous adorons. Nous proposerons une sorte de kit de l’apéro parfait dans lequel il y a aura notre rosé, des légumes à croquer, un pâté basque, des chips artisanales et une demi baguette… L’apéro à emporter et à partager les pieds dans l’eau !
Sinon, à la rentrée Balibert va lancer « L’office du terroir ». Une agence de producteurs qui met en relation les nouveaux commerces de proximité avec les meilleurs artisans et producteurs de nos régions.

Balibert va lancer « L’office du terroir ». Une agence de producteurs qui met en relation les nouveaux commerces de proximité avec les meilleurs artisans et producteurs de nos régions.

Nous avons déniché de véritables pépites depuis le lancement de Balibert. Aujourd’hui nous allons les aider à diffuser un maximum leurs bons produits à Paris mais aussi à Bordeaux, Toulouse et Biarritz. Toujours dans la même logique : rendre accessible au plus grand nombre le meilleur du terroir, mais avec une approche BtoB cette fois. Un gros projet dans lequel on croit beaucoup !

Comment vous sentez-vous aujourd’hui en tant qu’entrepreneurs ?

On se sent libres ! Même si c’est un peu les montagnes russes au niveau des émotions. Surtout dans un commerce car au moindre coup de mou, c’est la panique ! Mais les différents projets, les rencontres, la liberté, l’excitation du lendemain… Pour rien au monde nous ne changerions de vie.

Pour rien au monde nous ne changerions de vie.

balibert.com

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Interview : Agathe Morelli
Photos : Balibert