Nadir et Billy dans leur atelier d’Aubervilliers, mars 2017.

Billy Chevallereau et Nadir Belghoul manipulent le béton mais ne bossent pas dans le BTP. Ces deux entrepreneurs et artisans forment le duo The French Vikings et œuvrent à rendre ses lettres de noblesse à ce matériau délaissé. Le béton, c’est sexy. Depuis 2014, ils vendent leur production et animent des ateliers pour enseigner les techniques de l’artisanat et transmettre ses valeurs. Leur mission : proposer une expérience qui passe par la confection d’un objet fini. Leur objectif  2017 : lancer leur incubateur avec pour ambition de magnifier le travail fait à la main, avec patience et passion.

D’où venez-vous tous les deux?

Nadir : Moi j’ai fait des études de droit que j’ai arrêtées parce que je n’étais pas du tout fait pour ça. Puis, j’ai monté une boîte dans l’informatique où j’étais développeur web, donc déjà aucun rapport ! Pendant mes temps libres, pour changer d’air et décrocher un peu de l’ordinateur, j’allais retrouver mon père dans son atelier pour l’aider, il faisait du béton ciré pour des boutiques et des particuliers. Ça m’a vraiment plu de faire quelque chose d’artisanal, de concret. Comme j’y allais de plus en plus régulièrement, j’ai fini par me dire qu’il fallait choisir entre l’informatique et le béton.

Billy : Moi j’ai fait des études d’ingénieur en électronique, puis j’ai fait un troisième cycle en finance. J’ai bossé pendant des années dans un cabinet d’audit, chez Ernst & Young, puis j’ai monté une première boîte dans laquelle j’ai investi 40 000 euros et avec laquelle je n’ai pas réussi à faire un euro de chiffre d’affaires : une grande réussite !

J’ai monté une première boîte dans laquelle j’ai investi 40 000 euros et je n’ai pas réussi à faire un euro de chiffre d’affaires…

Quel était le projet ?

Billy : C’était un portail d’accueil un peu comme Yahoo, entièrement financé par la publicité et dont on reversait 50% des revenus publicitaires à des associations. Sur le papier c’était assez cool comme projet mais économiquement c’était beaucoup trop difficile et ça n’a pas marché du tout.

Comment es-tu sorti de cet échec ?

Billy : C’était un peu dur mais j’ai vite trouvé un autre cheval de bataille ! Après cet échec, je suis retourné travailler dans la finance, dans une boîte où la moyenne d’âge était assez élevée et où on faisait tout sur papier, à l’ancienne. Je me suis dit qu’il fallait évoluer et développer des outils et des logiciels pour faire tout notre travail sur tablette. Un an après cette réflexion ; pendant la convention annuelle ; le D.G annonçait avec beaucoup de fierté qu’il équipait toute la boîte d’outils informatiques. Le rideau s’est levé et sur scène il y avait un ordinateur de 3.5 kilos, une imprimante, un scanner à pile, tout ça dans une valise à roulettes !! En termes de modernité, on n’y était pas du tout !
Le lendemain, pendant la réunion de debrief avec mon boss, je lui ai dis que c’était complètement dépassé et que l’on faisait fausse route. Sauf que ça faisait un an que trente personnes bossaient sur ce projet à un million d’euros donc c’était un peu culotté de ma part mais c’était une évidence ! Je leur ai alors expliqué que je pouvais tout refaire, seul, en six mois et pour 10 000 euros de budget.

Et tu étais sûr de toi ?

Billy : Mais oui ! Je savais exactement comment faire et ce qui était sûr c’est que leur méthode n’était clairement pas la bonne. J’ai dis à mon boss : “Si je ne vous propose rien de convenable, vous pouvez me virer.” Alors j’ai pris mon ordi’ et je me suis enfermé chez moi pour bosser 20 heures par jour. Au bout de trois semaines, j’avais trouvé une solution complète : de la prospection à la signature électronique. On a alors organisé une réunion avec tous les commerciaux d’Ile-de-France et j’ai fait un carton avec 870 slides…!

La supercherie a super bien fonctionné, ils étaient tous convaincus !

Ça a été ton petit moment « Steve Jobs » ?

Billy : Complètement ! Mais en fait, je suis un escroc parce que je leur ai présenté une application pour tablette que je n’ai  jamais faite. Je n’ai aucune connaissance en développement, je ne sais pas faire ça ! Cette appli’ n’existait pas, ce n’était qu’une simulation faite entièrement sur Keynote. Mais la supercherie a super bien fonctionné puisqu’ils étaient tous convaincus ! 

Mais après plusieurs réunions, le numéro 2 de la boîte est venu nous rendre visite. J’étais super confiant, jusqu’au moment où il est monté sur scène et a dit, sans préambule : “ Si je suis là aujourd’hui c’est parce que je ne suis pas content”. Il a continué : “Il y a des projets d’entreprise, vous êtes là pour les suivre. J’ai entendu dire que la tablette déplaisait à certains. Y a t-il des personnes dans cette salle qui veulent rendre la tablette ?” Tout le monde s’est planqué et moi j’ai levé la main et j’ai dit ce que je pensais. Le mec m’a répondu : “Monsieur Chevallereau, j’apprécie votre honnêteté, elle n’entachera en rien votre carrière chez nous, par ailleurs j’ai entendu dire que vous aviez de bonnes idées mais ce n’est ni l’heure, ni le moment.” Puis il est parti. Et moi j’ai claqué la porte. À ce moment là, j’ai réalisé qu’en fait je ne pouvais plus avoir quelqu’un au dessus de moi qui fait n’importe quoi, avec qui je ne suis pas d’accord et qui n’écoute pas les solutions qu’on lui propose.

Et comment es-tu passé alors de la finance au béton ?

Billy : Pendant cette période un peu compliquée, j’avais envie d’un très beau lampadaire. Mais tout ce que je voyais était beaucoup trop cher donc j’avais décidé de le faire moi-même. Faire quelque chose de mes mains, ça m’a fait tellement de bien que je me suis pris au jeu : j’en ai fait d’autres et j’en ai vendu trois. Et un soir, je suis allé à une soirée d’anniversaire et je me suis retrouvé sur le canap’ à côté d’un mec que je ne connaissais pas. On a commencé à discuter et je lui ai dit : “Tu fais quoi ?”, il m’a répondu : “Je fais un peu de béton” et là ça a pris direct ! 

Nadir : L’aventure a commencé comme ça, tout simplement, après cette discussion informelle. Et notre histoire dure depuis deux ans et demi !

Billy avait l’expertise création et finance, alors que j’avais l’expertise produit.

Ça a été un véritable coup de foudre ?

Billy : Exactement ! L’idée de The French Vikings n’était pas encore là mais Nadir est passé à la maison voir les lampes que j’avais faites dans mon salon et il m’a proposé de venir travailler avec lui dans l’atelier de son père.  Très peu de temps après, on décidait de créer notre boîte.

Nadir : On s’est bien trouvé. Billy avait l’expertise création et finance, alors que j’avais vraiment l’expertise produit puis que ça faisait déjà cinq ans que je bossais cette matière.

Est-ce qu’il y avait déjà cette fibre entrepreneuriale en vous ou c’est cette rencontre qui l’a révélée ?

Nadir : Moi c’est très présent dans ma famille. Surtout chez mon père. Au départ il était dans l’électronique, mais il a aussi eu une salle de sport, il a été dans la vente…Il a fait beaucoup de choses très différentes et il a toujours entrepris.

Billy : Moi aussi, j’ai toujours eu ce truc mais ça ne m’a pas été transmis par mes parents qui ne sont pas du tout comme ça. D’ailleurs ça inquiète ma mère plus qu’autre chose ! 

Le secteur du béton est assez méconnu, vous étudiez un peu le marché avant de vous lancer ? 

Billy: Non, on n’a fait aucune étude de marché et pas de business plan. Ça ne sert à rien ! Pour ma boîte précédente j’avais fait un business plan, peut-être même le plus beau des business plans ! Mais je n’étais focalisé que sur ça et finalement, après deux ans, j’avais toujours un très beau business plan mais zéro client ! Donc quand j’ai rencontré Nadir et que l’on s’est projeté dans l’aventure The French Vikings, il était hors de question qu’on fasse à nouveau cette erreur. Quand tu es entrepreneur il faut rester flexible et curieux, tu ne dois pas figer les choses et trop théoriser, il faut juste y aller !

Quand tu es entrepreneur il faut rester flexible et curieux, tu ne dois pas figer les choses et trop théoriser, il faut juste y aller !

Alors vous y allez et vous vous lancez ?

Billy : On a commencé à bosser ensemble à l’atelier début juillet 2014 ; on y fabriquait quelques objets ; puis en août de la même année on organisait notre premier atelier à la Recyclerie, à Paris dans le 18e. L’idée était de nous faire connaître ; en vendant quelques unes de nos créations ; mais aussi de faire connaître le béton aux gens qui étaient là et leur enseigner comment se servir de leurs mains pour fabriquer eux-mêmes leur produit.

Nadir : Puis on a fait une première collab’ avec Les Petits Frenchies, on devait faire cent lampes en trente jours. On en a vendu une…C’était un peu trop ambitieux mais ça nous a permis de formaliser un peu les choses. On a alors créé notre profil sur Etsy pour vendre nos produits en France et à l’étranger. Pour ça, on a du choisir un nom, faire des fiches produits, des photos…

Billy : Et un nom c’est quand même une vraie galère à trouver ! Finalement, on a choisi « The French Vikings » parce que les Vikings sont des artisans qui ont construit des choses solides et résistantes, comme nos produits ! Et puis French… parce qu’on est un peu chauvins !

Après vos premiers pas sur Etsy et à la Recyclerie, quelles ont été les étapes suivantes ?

Billy : Après le premier essai à la Recyclerie, on a voulu programmer des ateliers régulièrement. On en faisait à Viry-Châtillon ; dans L’Essonne ; dans l’atelier du père de Nadir, puis une fois par semaine dans un loft qu’on nous prêtait à Paris, dans le 18e. Mais c’était assez compliqué parce qu’il fallait à chaque fois rapporter le matos en RER, depuis Viry !

Nadir : Et puis, à peu près au même moment, on a aussi lancé les “projets d’exceptions” (pour Milan lunetier,  pour le bar La Cabane, ndlr), on a bossé avec des architectes et des particuliers…

Notre credo : d’abord tu signes un projet et ensuite tu trouves une solution pour le réaliser. Il ne faut jamais se dire qu’on ne peut pas faire quelque chose sous prétexte qu’on ne l’a jamais fait avant !

Comment vous vous retrouvez embarqués dans ces projets ?

Billy : Un jour on a été invités à un évènement mais Nadir ne pouvait pas venir avec moi. Je me suis retrouvé seul à ce truc mais plutôt que de rester dans mon coin à manger des petits fours, je suis allé discuter avec plein de gens, en mode “Salut, moi c’est Billy, j’aime le béton ! » J’y ai rencontré une archi’ qui avait un projet et qui cherchait quelqu’un de spécialisé dans le béton et qui m’a demandé : “Vous faites les grandes pièces ?” Et j’y suis allé au culot, je lui ai répondu : “Mais oui, pas de problème, c’est notre spécialité !” Alors qu’on n’avait jamais vraiment fait plus grand qu’un vide poche ! Finalement le projet ne s’est pas fait, mais elle nous a rappelé deux mois plus tard pour un projet gigantesque ! Et à 2500 euros le mètre carré, imagine l’aubaine pour nous ! Donc notre credo depuis c’est : d’abord tu signes le projet et ensuite tu trouves une solution pour le réaliser. Il ne faut jamais se dire qu’on ne peut pas faire quelque chose sous prétexte qu’on ne l’a jamais fait avant !

Et est-ce que ce gros projet a fait décoller votre activité ?

Nadir : Oui, car tout passe par le bouche-à-oreille.

Billy : Il y a aussi un truc très fort, qui nous échappe complètement mais qui nous fait une pub de dingue c’est que quand tu viens à un atelier et que tu crées quelque chose de tes mains, t’es hyper fier de toi ! Donc tu montres ce que tu as fait à tout le monde, tu prends des photos et tu les postes sur les réseaux sociaux. 70% des gens qui participent aux ateliers viennent soit sur recommandation d’un proche qui est déjà venu, soit parce qu’ils nous ont découvert sur les réseaux sociaux. Mais rapidement, on s’est dit qu’il fallait trouver un moyen de se faire connaître encore plus. Donc on a fait la tournée des bars pour se présenter en tant qu’artisans et montrer ce qu’on fait. Le deal c’était : “Si ça vous chauffe vous nous prêtez le lieu et on organise un atelier gratos. En revanche, vous nous faites de la com’ et vous gérez les inscriptions.” Et là on s’est rendu compte que lorsque l’atelier était complet, il y avait 250 personnes sur liste d’attente ! On a compris qu’il y avait une vraie demande et qu’il y avait donc pour nous une belle opportunité en termes de business.

Nadir : Et avec cette demande qui augmentait on se rend bien compte que faire les ateliers dans le 18e avec les matières premières à Viry ça n’allait plus être possible ! Donc en janvier 2016, on s’est mis à la recherche d’un local et on a trouvé ce lieu à Aubervilliers.

70% des gens qui participent aux ateliers viennent soit sur recommandation d’un proche qui est déjà venu, soit parce qu’ils nous ont découvert sur les réseaux sociaux.

Financièrement, comment vous faites pour passer d’un loft qui vous est prêté dans le 18e à 650 mètres carrés à Aubervilliers ?

Billy : Il faut savoir qu’au départ on a monté The French Vikings avec un capital de 100 euros, c’était vraiment la galère !  La semaine on était à l’atelier, moi  je vendais des lunettes le week-end et Nadir travaillait aussi en parallèle avec son père et sur quelques sites. Donc pour accélérer les choses, on s’est rapproché d’Ulule pour lancer une campagne de crowdfunding. On l’a lancée durant l’été 2016 et on a atteint notre objectif en septembre. Avec ce nouveau budget (20 000 euros, ndlr) et plusieurs prêts, on a commencé les travaux pour réaménager ce lieu où il n’y avait rien, tout était à faire. Depuis, on est là du lundi au dimanche, 12 heures par jour ! Et on fait tout nous-mêmes parce que, à un moment, tu ne peux pas demander à tes potes d’être là tous les week-ends et d’être investis comme toi tu l’es. Parce que c’est ton projet et personne ne peut s’arracher comme toi tu es prêt à le faire !

Comment vous sentez-vous dans ce nouveau projet un peu fou ?

Billy : On ne doute pas, on est porté par une adrénaline de dingue. Parce qu’avec de la passion et du travail acharné on y arrive toujours. Bien sûr on fera des erreurs et il y aura toujours des choses qui ne fonctionneront pas, c’est le jeu.

Nadir : Mais en tant qu’entrepreneurs, tu ne peux pas t’arrêter à la première erreur.

Et il y en a eu des erreurs dans l’histoire de The French Vikings  ?

Nadir : Oui, il y a des produits qu’on a fait une fois et qu’on n’a jamais refaits. Le premier truc qu’on ait fait par exemple c’était un pied de lampe qui faisait bien 20 kilos et qui était de toutes les couleurs, c’était horrible !

On est là du lundi au dimanche, 12 heures par jour ! Et on fait tout nous-mêmes.

Parlez moi de votre tout dernier projet, l’incubateur collaboratif ?

Billy : Pour comprendre notre idée, il faut regarder le paysage français artisanal et entrepreneurial. Par exemple, Xavier Niel quand il veut encourager le développement des start-up digitales, il crée une école. Mais demain, si tu fais des lampes en papier ou des sacs en cuir, et que tu vas voir ton banquier en lui disant : “Je fais des assiettes en porcelaine et j’ai besoin de 3000 euros pour lancer mon business, vous me soutenez ?”, il va te rire au nez ! Et si tu vas voir n’importe quel investisseur, il te remerciera gentiment parce qu’il n’y verra pas une opportunité de gagner de l’argent. Pour tous les entrepreneurs créatifs, qui ont un vrai savoir-faire manuel, il n’y a pas grand chose de fait… Il n’y a pas de locaux, de formations et d’accompagnement en comparaison avec un mec qui veut lancer un jeu vidéo par exemple.

Nadir : C’est un manque que nous avons ressenti quand on s’est lancé. On n’a pas eu d’aide, de réseau, d’encouragements, de conseils…

Billy : Mais maintenant que l’on en est là, on se dit que l’on pourrait filer un petit coup de pouce à tous ceux qui galèrent comme nous on a galéré.

Comment ça fonctionnera concrètement ?

Nadir : L’incubateur accueillera des artisans pour six mois. Notre espace et nos outils seront à leur disposition. On veut sélectionner ces artisans nous-mêmes mais aussi faire participer nos partenaires et la communauté pour que chacun contribue à la création de ce collectif.

Billy : Aujourd’hui on reçoit au moins une demande par semaine alors qu’on n’a toujours pas ouvert ni le site ni les inscriptions…

Pourquoi le fait-main ne devrait être réservé qu’à des gens qui gagnent bien leur vie ?

Quand est prévue l’ouverture ?

Billy : On temporise un peu car on veut que le local soit vraiment prêt pour accueillir tout le monde. Il ne faut pas se précipiter car ce qui fera vivre ce projet c’est notre business à nous. C’est en faisant des objets en béton, en répondant aux commandes et en animant des ateliers qu’on aura suffisamment de moyens pour mener à bien ce nouveau projet. Et on veut pouvoir recruter des gens pour nous accompagner dans cette aventure donc on ne veut pas précipiter les choses.

Nadir : Ce n’est pas la peine de vouloir faire tout le plus vite possible et de fermer le truc dans six mois parce qu’on a brûlé les étapes.

Billy : Et puis on est nos propres patrons…donc on fera les choses quand on veut !

Vous militez pour une forme de démocratisation et de vulgarisation de l’art ?

Billy : Exactement, parce que, ce n’est pas une surprise, les produits faits à la main sont chers. Et notre clientèle, dans 90% des cas, ce sont des gens qui ont les moyens. Et ce n’est pas normal que, lorsque tu gagnes moins de 1500 euros par mois, tu sois obligé de meubler tout ton appart’ chez Ikea. Pourquoi le fait-main ne devrait être réservé qu’à des gens qui gagnent bien leur vie ?

Nadir : C’est aussi ça le but des ateliers: permettre à des gens de pouvoir se payer nos produits finis en venant les faire directement chez nous. Et puis, il y a une volonté pédagogique aussi : expliquer aux gens pourquoi une lampe ou une table en béton coûtent tant d’euros en fonction du coût des matières premières et du temps que tu y passes.

Billy : On gagnerait beaucoup plus d’argent en ne vendant que des produits à 2500 euros le mètre carré ! Mais ce ne sont pas les mêmes valeurs qui circulent, et on ne communique pas la même chose. On ne veut pas faire uniquement un business, on veut partager et transmettre un savoir-faire. 

On veut développer des produits et des techniques pour que n’importe qui puisse faire un meuble aussi facilement qu’un gâteau au chocolat !

Et si on se projette dans cinq ans, où en sera The French Vikings ?

Billy : The French Vikings sera un collectif et un lieu qui sera dédié aux produits fait à la main, un endroit où l’on pourra se former à l’artisanat, faire et acheter tous types de produits fabriqués en béton, en verre, en bois, en porcelaine, en cuir…On continuera à développer des produits et des techniques pour que n’importe qui puisse construire un meuble aussi facilement qu’un gâteau au chocolat.

www.thefrenchvikings.com

Interview : Agathe Morelli
Photos : Marie Ouvrard