Originaires de la région niçoise, Coralie et Clémentine se sont rencontrées il y a presque dix ans au bord d’une piscine. Arrivées à Paris pour leurs études respectives, elles sont en manque de verdure et décident alors de créer AŸ Cactus, une marque de petites plantes piquantes dont il est facile de s’occuper. Après la vente en ligne et en concept-stores, elles ont ouvert leur premier magasin à Paris et s’apprête à lancer MINIMAŸ Paris, une nouvelle gamme de produits personnalisables. 

Que faisiez-vous avant de lancer AŸ Cactus ?

Clémentine : J’étais rédactrice pour un média lifestyle, puis j’ai intégré leur agence de communication en tant que planneur stratégique.

Coralie : J’ai travaillé pour le festival Calvi On The Rocks, en tant que chargée de communication puis en tant que responsable des partenariats. Par la suite, j’ai travaillé en freelance dans le secteur de l’événementiel mais je ne m’y retrouvais pas vraiment…

Comment est née l’idée de créer votre marque de cactus ?

Coralie : Tout a commencé en mars 2015, à la terrasse d’un café. On discutait de notre avenir, nos aspirations, nos rêves, et puis on s’est dit pour la énième fois : « Il faut qu’on monte notre boîte, qu’on fasse des choses concrètes ! Viens, on lance une marque de cactus. »

Clémentine : C’est vrai que depuis notre enfance, on a toujours été entourées de plantes. En venant habiter à Paris, on a eu besoin de retrouver cette touche de verdure qui nous manquait tant. On a alors rapatrié du sud les plantes qui nécessitaient le moins d’entretien possible : les cactus. C’est donc assez naturellement qu’on s’est tournées vers ces petites bêtes piquantes pour les transformer en véritables objets de décoration.

Coralie : Huit semaines plus tard,  AŸ Cactus était née !

Un jour de 2015, on s’est dit pour la énième fois : « Il faut qu’on monte notre boîte, qu’on fasse des choses concrètes ! Viens, on lance une marque de cactus. » Huit semaines plus tard,  AŸ Cactus est née.

 

Quelles ont été les grandes étapes depuis le lancement de la marque ?

Clémentine : Il y en a eu pas mal ! Avant la création de la marque, il a fallu concrétiser le concept de la personnalisation, trouver les bons prestataires (pour les plantes, les boîtes de conserves…), trouver un nom et une identité graphique, faire un site de e-commerce, ce qui est un peu compliqué quand tu n’as aucune compétence en la matière ! Puis il a fallu  créer une SAS, avoir un cabinet comptable et toutes ces choses qu’on ne t’apprend pas forcément à l’école… Et enfin : quitter nos « métiers de bureau » et se lancer à 100% dans l’aventure.

Coralie : Et depuis la création de notre marque, nos plus grands challenges sont souvent nos meilleurs souvenirs : notre entrée au Bon Marché et chez Fleux, le salon du Man/Woman show à Paris et à New York, chaque montage des pop-up stores que nous avons faits, ou encore l’ouverture de notre première vraie boutique (6 rue notre-dame de Nazareth, à Paris).

Nous avons commencé avec un tout petit apport personnel, de quelques centaines d’euros, pour l’achat des matières premières afin d’honorer les commandes du site.

Comment avez-vous fait financièrement au début de l’aventure ?

Clémentine : Nous avons commencé avec un tout petit apport personnel, de quelques centaines d’euros, pour l’achat des matières premières afin d’honorer les commandes du site. Depuis le début de la marque, tout a été auto-financé ou financé par nos clients.

Coralie:  Et c’est une des choses dont nous sommes le plus fières !

Est-ce que vous gagniez votre vie avec cette activité aujourd’hui ?

Clémentine : Oui, nous sommes salariées de notre société depuis Septembre dernier ! #girlpower

Comment répartissez-vous les tâches au sein de votre duo ?

Coralie : On a la chance d’être totalement complémentaires. Clémentine est très rigoureuse et organisée (ce qui n’est pas vraiment mon cas) et gère une bonne partie de la prod’, mais aussi tout ce qui concerne les relations presse. De mon côté, je m’occupe plus de la partie commerciale et des réseaux sociaux. Mais c’est quand même important de savoir qu’on peut switcher nos pôles n’importe quand et s’épauler mutuellement. Pour la direction artistique, ce que nous préférons le plus, c’est une partie de ping-pong entre nous. On rebondit toujours sur l’idée de l’autre, en perpétuelle recherche de tendances, matières, couleurs…

On a la chance d’être totalement complémentaires. Mais c’est important de savoir qu’on peut switcher nos pôles et s’épauler mutuellement.

Que va t-il se passer dans les mois à venir ?

Clémentine : On vient de lancer une campagne de financement participatif sur la plateforme kisskissbankbank pour développer MINIMAŸ Paris une nouvelle gamme de produits : carnets, bougies parfumées, cartes postales…

Coralie : Deux ans après le début de l’incroyable aventure que nous vivons, nous voulons aller encore plus loin. C’est en discutant avec nos clients que nous avons pensé à décliner nos motifs et nos messages sur d’autres produits, tout en restant dans un univers green et Made in France.

En discutant avec nos clients, nous avons pensé à décliner nos motifs et nos messages sur d’autres produits.

Un rêve pour vous et pour AŸ Cactus?
Clémentine : Que notre marque vive le plus longtemps possible, qu’on continue à faire ce qu’on aime, et faire plus d’installations végétales et artistiques de grande ampleur.

Coralie : Voyager, faire évoluer AŸ Cactus en l’exportant à l’étranger, continuer à venir au bureau tous les matins avec le sourire, monter des nouveaux projets avec Clémentine. Et d’un point de vue plus perso, développer le club de meufs que je monte avec mes amies, Bisou Bouche, ainsi que mon projet musical.

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Interview : Agathe Morelli
Photos : AY Cactus