Edward Cannan a grandi à Bordeaux et vit aujourd’hui à Los Angeles où il développe sa marque de smooties, Leap. Petit déjà, ce fils d’un négociant en vins rêvait d’être homme d’affaire en voyant son père parler six langues et faire le tour du monde. Il entre alors naturellement en école de commerce puis bifurque vers le marketing et décroche un stage en alternance chez LVMH : « Je rêvais de vendre des champagnes mais j’ai commencé par vendre de la Smirnoff Ice ! » Rapidement, ce jeune fou et ambitieux fait ses preuves, prouve qu’il est dans son élément et compte bien aller plus loin, et vite. « Au bout d’un an, je voulais partir à l’étranger et on m’a proposé un poste d’ambassadeur de Moet & Chandon et Hennessy à Toronto”. A 26 ans, il se retrouve au Canada à dîner dans les meilleures tables, à sortir dans les plus grandes soirées et à rencontrer le beau monde à coups de « coupettes » bien placées. Il devient ensuite directeur du Québec sur ses marques et dirige une équipe, jusqu’au jour où il se blesse au foot. Rapatriement en France, 18 mois de rééducation, le sportif perd 12 kilos et quelques examens lui font prendre conscience de son mode de vie pas super healthy. Son médecin lui met un coup de pression et lui conseille de privilégier les protéines à base de plantes, plutôt que les gros steaks et le Cognac. C’est lorsqu’il se rend tout simplement compte que ça n’existe pas qu’il décide de créer sa marque de boissons à base de protéines végétales (pois, quinoa…) :  Botan. Il quitte alors son job, trouve deux associés et lance la machine. « J’ai du faire beaucoup de recherches avec des scientifiques, des nutritionnistes, des consultants, des vendeurs de bouteilles… ». Installé à Los Angeles, Botan commence à se faire un nom et Edward cherche son public en visant d’abord les amateurs de « healthy food » puis les sportifs. Mais à la veille de signer un énorme deal avec une grande chaîne américaine, il se rend compte qu’il ne peut pas répondre à la demande. « Nos producteurs de protéine – encore en phase de test – ne pouvaient pas produire autant et c’était les seuls au monde à pouvoir faire ça. » Clap de fin pour Botan en 2015 mais l’entrepreneur en tire des enseignements : « J’ai réalisé qu’il manquait beaucoup de points pour que l’on soit vraiment un produit parfait et que Botan ne correspondait pas vraiment à mes valeurs, je n’étais pas complètement fier. On vendait dans des bouteilles en verre, on n’était pas bio, on ne redonnait rien à l’environnement… ». Alors depuis un an, Edward a tout repris depuis le début pour lancer une marque de smooties désydrathés, Leap, afin d’aider les gens à consommer toujours plus de fruits et légumes bio, tout en respectant ses valeurs environnementales. Aujourd’hui, il partage son temps entre sa boîte, le surf et la montagne. « Ici je suis passé d’une vie très business à une vie beaucoup plus spirituelle. Je médite, j’explore… Je suis bien plus en phase avec moi-même aujourd’hui que chez LVMH, même si j’ai adoré ce que je faisais. »

leapsmoothies.com

Je rêvais de vendre des champagnes mais j’ai commencé par vendre de la Smirnoff Ice !

Après ma blessure, le médecin m’a dit que je devais privilégier les protéines à base de plantes et comme il n’y en avait pas, je me suis dit que j’allais créer ça.

Finalement à travers Botan, j’ai réalisé qu’il manquait beaucoup de points pour que l’on soit vraiment un produit parfait. J’ai fait beaucoup d’erreurs et j’ai beaucoup appris.

Ici je suis passé d’une vie très business à une vie beaucoup plus spirituelle. Je médite, j’explore… Je suis bien plus en phase avec moi-même aujourd’hui que chez LVMH même si j’ai adoré ce que je faisais.